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Un cadre du MRC accuse son camarade de vouloir organiser une marche pour libérer Maurice Kamto

Dans un communiqué daté du 18 novembre 2020, Christopher Ndong, le secrétaire général du MRC condamne l’initiative de son camarade de parti, Mathias Kameni, à vouloir organiser une marche de libération de Maurice Kamto.

 

« Il nous a été donné de lire dans les réseaux sociaux un post émanant d’un groupe dénommé « six millions de marcheurs sûr, sûr, sûr » dont Kameni Mathias serait le promoteur et qui appelle à une marche le 22 novembre 2020 à Douala. Ceci en prélude à une action pour la libération d’un leader politique. Assiégé à résidence surveillée. Le MRC n’est en rien concerné par cette initiative », écrit Christopher Ndong.

Poursuivant, l’homme politique précise que : « M. Kameni n’est pas à son premier coup d’éclat. Un responsable du MRC aujourd’hui emprisonné a dénoncé publiquement avant les marches pacifiques du 22 Septembre, sa propension à encourager une démarche violente, laquelle n’entre pas dans l’approche pacifique du MRC pour obtenir le retour de la paix dans le NOSO et la réforme consensuelle du système électoral », écrit-il.

 

Ainsi, le parti appelle ses militants et sympathisants à « éviter de tomber dans les traquenards qui vont se multiplier désormais, avec toutes sortes de complicités puisque le régime a décidé de neutraliser le MRC par tous les moyens, en décapitant son leadership et en embastillant ses cadres les plus valeureux ».

Un plan de résistance en gestation…

Le Secrétaire général du MRC annonce que la suite du « Plan de Résistance » sera communiquée par la direction de la coordination « en temps opportun ».

La version de Mathias Kameni

Approché par nos confrères de Cameroon-Info, Mathias Kameni indique n’avoir jamais eu l’intention d’organiser une marche dans l’intention de faire libérer Maurice Kamto : « C’est de la manipulation. L’action que nous avions prévu d’organiser ne concerne pas un parti politique. C’est pour l’ensemble du peuple indigné par les malheurs que connaît le Cameroun. Même les militants du RDPC, du SDF, de l’UPC qui sont indignés peuvent y participer à condition qu’ils arborent le noir qui est notre tenue de deuil. Ceux qui m’accusent d’être adepte d’une démarche violente font de la manipulation et des règlements de comptes politiques en interne. Vous savez je viens du SDF où j’étais très populaire. Des gens ont peur pour leurs positions. Ils m’ont même fait rétrograder du poste de conseiller du président Kamto à conseiller régional pour le Littoral. À la vue des élections internes qui arrivent, ils prennent peur et redoutent mon éventuelle candidature et cherchent à m’écarter », a-t-il formulé.    

 
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