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Ukraine :l’éternel retour de Ioulia Timochenko

A 58 ans, l’héroïne de la « révolution orange » est de nouveau candidate à la présidence, dont le premier tour est prévu le 31 mars.Jamais, depuis trente ans qu’elle bataille pour accéder aux pouvoirs, le but ne  semblait pas  atteignable , le seul qui vaille, le pouvoir suprême, la présidence d’un pays qui l’a adulée autant qu’il l’a rejetée. En trente ans, Ioulia Timochenko a tout connu : la gloire, l’échec, l’oubli, et même la prison, durant trois ans.

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Les sondages l’ont longtemps donnée première, devant son principal rival, le sortant Petro Porochenko. La voilà désormais devancée par un nouveau venu, le comédien et « bouffon » autoproclamé Volodymyr Zelenski, qu’elle affrontera au deuxième tour si elle y accède.

A 58 ans, il n’est pas trop tard pour se réinventer. Finie la natte paysanne aux allures d’auréole qui faisait sa marque de fabrique, place à une chevelure sagement tirée en arrière : celle qui fut l’héroïne de la « révolution orange » de 2004, puis une première ministre éruptive entre 2007 et 2010, se pose désormais en réformatrice mesurée.

Pour cela, elle doit rassurer. N’est-elle pas, elle-même, issue de ce système ? Dans les années 1990, la jeune Ioulia Timochenko est devenue, en revendant du gaz russe à l’Ukraine, « la princesse du gaz », une femme d’affaires puissante.

Plus grave encore, l’épisode du contrat gazier de 2009 continue de la poursuivre. A l’époque, première ministre, elle avait signé un contrat avec Moscou particulièrement défavorable à l’Ukraine. Deux ans plus tard, le prorusse Viktor Ianoukovitch allait la faire condamner pour cette raison à sept ans de prison pour « abus de pouvoir ».

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