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Suède : La pensée qui contrôle la prothèse de bras utilisée au quotidien ressort-il du miracle scientifique?

Voici déjà  21 mois qu’un conducteur de  poids lourd suédois vit et travaille avec une prothèse de bras implantée par ostéointégration qu’il commande par  une interface neuromusculaire. Le dispositif offre un contrôle plus naturel et plus précis du membre artificiel, ce qui permet à cet homme de mener une vie quasi normale.

Ce Suédois est la première personne à utiliser au quotidien une prothèse contrôlée par la pensée. Il y a bientôt deux ans, une équipe de l’université Chalmers lui a implanté une tige en titane qui sert de support à la prothèse, ainsi qu’une interface neuromusculaire. Ce  Chauffeur de poids lourd de profession, cet homme mène une vie quasi normale. L’interface de connexion de la prothèse implantée par ostéointégration ainsi que la technologie de contrôle neuromusculaire assurent un usage bien plus naturel. Muni de sa prothèse, le patient est capable d’effectuer la plupart des tâches quotidiennes. 

Il y a deux ans, Futura-Sciences relatait le projet d’une prothèse de bras contrôlée par la pensée via une interface neuromusculaire et complètement intégrée grâce à un implant en titane greffé sur l’os. Développée en Suède par la Chalmers University of Technology et l’hôpital universitaire Sahlgrenska, cette prothèse a été implantée en janvier 2013 à un volontaire qui vit avec depuis cette date. L’équipe, menée par Max Ortiz Catalan, doctorant à la Chalmers, vient de rendre compte des résultats très prometteurs de cette première mondiale dans un article de la revue Science Translational Medicine.

Cette réussite est liée au procédé d’implantation par ostéointégration qui fut mis au point dans les années 1960. Il consiste à intégrer une tige en titane dans l’os amputé pour servir de connecteur à la prothèse. Des électrodes sont placées sur les nerfs et les muscles restants et reliées à l’implant. Elles vont capter les signaux électriques émis par le cerveau lorsque la personne veut effectuer un geste et transmettre les commandes à la prothèse robotisée via une interface neuronale. « Cela crée une union intime entre le corps et la machine ; entre la biologie et la mécatronique», souligne Max Ortiz Catalan. Outre son ergonomie bien meilleure, le système a l’avantage d’être bidirectionnel, c’est-à-dire qu’il transmet un retour d’effet au cerveau via les stimuli produits par les électrodes. On ne peut pas parler d’un véritable sens du toucher, mais cette information sensorielle aide déjà beaucoup l’utilisateur à mieux contrôler sa prothèse. 4

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