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Sort d’un enfant africain: abandonné, rejeté mais qui survit à la peine de mort.

Mardi 16 juin, dans la cour de l’orphelinat Sainte-Thérèse, à Obili, Yaoundé, 15 garçons et 25 filles vaquent à leurs occupations. Certains étudient en classe, tandis que d’autres aident aux tâches ménagères.

Ces enfants d’origines biologiques différentes ont trouvé une nouvelle famille dans cet orphelinat géré par la Révérende Soeur Marie Louise.

Au jour de l’enfant africain, rien n’était disponible pour montrer que c’était une journée pour eux. La maison était plutôt discrète avec des visites limitées comme moyen de freiner la propagation du COVID-19.

Ange, l’enfant miracle
Parmi les enfants, Ange Marie Madeleine, 5 ans, est considérée comme un miracle.

Elle a été abandonnée par sa mère et amenée à l’orphelinat à l’âge de quatre mois.

«Ils l’ont amenée ici en dernier recours car toutes les structures en charge de ces enfants et des hôpitaux ont refusé de l’accepter parce qu’elle était mourante» raconte sœur Marie Louise en larmes.

« Le bébé souffrant de malnutrition sévère avait également des difficultés à respirer, alors les gens savaient qu’elle n’avait que quelques heures à vivre », a-t-elle ajouté.

La première nuit avec le bébé a été difficile pour cette femme qui a choisi de s’occuper d’orphelins. «Je suis restée éveillée toute la nuit à regarder si elle abandonnera le fantôme, mais le bébé a résisté jusqu’au matin. Je l’ai donc emmenée pour des soins médicaux. »

Deux jours plus tard, la Rev. Sister a dit qu’elle avait reçu plusieurs appels pour savoir si le bébé était mort. « Je leur ai dit par miracle de Dieu qu’elle était toujours en vie ».

Mais les défis les plus difficiles rencontrés par la mère d’accueil étaient les reproches de son entourage d’avoir accepté un bébé abandonné presque mourant.

Ses soins, son amour et ses soins médicaux ont aidé le bébé à survivre. Aujourd’hui, elle est la joie de l’orphelinat Sainte-Thérèse. «Elle est le seul enfant ici qui m’a offert une fleur de fleurs naturelles pour mon anniversaire récemment», a déclaré fièrement la sœur Marie Louise.

Belle, intelligente et active, elle attire l’attention de tous. Ange passe de la maternelle à la première classe l’année prochaine.

Après sa survie miraculeuse, le même service social qui l’a abandonnée a du mal à la faire sortir de cette maison pour la donner à de nouveaux parents d’accueil. Il a fallu l’intervention des autorités pour arrêter leurs plans.

Ces orphelins ont des histoires pathétiques
Comme Ange Marie Madeleine, les 39 autres enfants de cette maison ont des histoires pathétiques à raconter.

Le plus jeune d’entre eux, la mère d’Assou Landry, âgée de 18 mois, a été empoisonné à l’âge de 8 mois lors de sa visite à Sa’a depuis sa maison natale de Sangmelima, dans la région du Sud.

Son père, un jeune soldat, a été tué dans le conflit armé dans la région du Nord-Ouest, avant même de savoir qu’un bébé avait été conçu pour lui lors de sa courte aventure amoureuse avec la mère du bébé. Le petit garçon a donc trouvé un nouveau foyer dans l’orphelinat.

Donner aux orphelins une formation saine
Dans ce foyer pour enfants dans le besoin, leur âge varie de 1 an 1/2 à 17 ans.

Ils fréquentent l’école et sont également formés aux arts et à l’artisanat, comme la mort des tissus, la conception de t-shirts Africtude, la fabrication de chaussures, de chapeaux pour femmes, de bracelets et de perles.

Ils produisent également des aliments tels que du yaourt, des spaghettis; élever des animaux et pratiquer l’agriculture, qui génère des revenus pour le centre.

Ces activités visent à former les enfants et à leur offrir des compétences qui pourront être utiles à l’avenir.

Dans le cadre de COVID-19, les activités de cet orphelinat ont été bloquées. Ils ne peuvent plus vendre leurs produits pour générer des revenus et les gestes de bonne volonté des bienfaiteurs ont chuté, les laissant en difficulté.

Mais ils n’ont pas le choix. «Nous préférons fermer nos portes aux visiteurs par crainte d’une contamination par le coronavirus, car s’il arrive ici, il sera difficile de le contenir», explique sœur Marie Louise. Ils sont cependant ouverts aux cadeaux pour pouvoir nourrir et prendre soin des enfants.

Il y a des bienfaiteurs qui ont choisi de parrainer les enfants en payant leurs frais et en achetant leurs livres. «Les plus brillants fréquentent les meilleurs collèges de Yaoundé parrainés par des gens de bonne volonté», a ajouté Marie Louise.

Comme la Journée de l’enfant africain a été observée, c’était un événement pour se souvenir de cette catégorie d’enfants dont la vie a été affectée autrement.

Ils ont besoin d’amour, de soins, de protection et surtout d’un environnement sûr où ils peuvent évoluer et atteindre leurs destinations. Ils sont à la merci des gestes de bonne volonté.

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