SI ON FERME LA LIGNE, ON FERME NOTRE TERRITOIRE » : Un VOYAGE À BORD DU TER GRENOBLE-GAP, MENACÉ DE FERMETURE

a ligne des Alpes va-t-elle disparaître ? Hélène Baude soupire à l’évocation de la question. Depuis de nombreuses années, cette habitante de Lus-la-Croix-Haute, dans la Drôme, se bat pour maintenir en vie ces 110 kilomètres de rail qui relient Grenoble à Gap, les Alpes du Nord à celles du Sud. « Si le train est supprimé, je crois que je me barrerai de Lus », assène cette grand-mère de 79 ans aux cheveux dorés. « Et je crois que je ne serai pas la seule. »

Assise sur la terrasse d’une jolie maison en bois construite en contrebas de la petite gare aux murs jaunes de Lus, Hélène Baude se souvient des heures passées dans ce TER, et aussi des longues minutes à l’avoir attendu. « Ce train est très important pour moi. Je le prends toutes les semaines pour aller me faire soigner à Gap, voir ma famille, aller au musée ou faire des courses à Grenoble, détaille-t-elle. Quand on a un âge avancé comme moi, c’est essentiel. Cette ligne me relie au reste du monde. » 

D’ici fin 2020, la tortueuse ligne des Alpes risque pourtant bien de disparaître. Comme des dizaines de TER en France, elle est mise en sursis, faute de rentabilité, de fréquentation, ou pour sécurité, selon l’Etat. Face à cette situation, des centaines d’usagers multiplient les actions pour sauver leur tortillard.

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