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Renault confirme la fermeture de la chaîne d’assemblage de son site de Flins pour en faire une usine dédiée à l’économie circulaire

La grande usine des Yvelines, qui doit produire la Zoé jusqu’en 2024, sera renommée « Re-factory » et cessera de produire des véhicules neufs. Elle devrait employer 3 000 personnes d’ici 2030, affirme le groupe.

Renault a confirmé, mercredi 25 novembre, son intention d’arrêter l’assemblage de véhicules neufs dans son usine de Flins, dans les Yvelines, et de fermer son site de recyclage d’organes mécaniques de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, créant à la place la première usine européenne d’économie circulaire dédiée à la mobilité.

La grande usine des Yvelines, qui produira la Zoé jusqu’en 2024, sera renommée « Re-factory » et cessera de produire des véhicules neufs. Elle sera consacrée au reconditionnement de véhicules d’occasion, au recyclage de véhicules hors d’usage, à la réparation et la réutilisation de batteries, et à la recherche, a précisé le groupe dans un communiqué.

Renault n’a pas d’autre choix que de transformer l’usine de Flins, a déclaré le président du groupe au losange. « On a eu l’occasion de regarder la réalité en face, sachant que la lucidité est la première des sagesses et que nous savons tous que le statu quo n’est plus possible aujourd’hui pour Flins », a dit Jean-Dominique Senard au cours d’une téléconférence. « Il faut donc réinventer Flins, on est là pour sauver Flins. »

L’usine devrait employer 3 000 personnes d’ici 2030, a annoncé le groupe mercredi à l’issue de réunions avec les représentants des salariés. Cet effectif traduirait une hausse si l’on se base sur le nombre actuel de postes en CDI – 2 400 à Flins et environ 260 à Choisy – mais une forte baisse si l’on ajoute les 1 400 intérimaires actuellement employés à Flins, d’où sort le best-seller électrique du groupe, la Zoé. La mise en œuvre de cet « écosystème industriel et commercial » interviendra progressivement « entre 2021 et 2024, en remplacement de l’activité de production de véhicules neufs », a précisé Renault.

Les syndicats espéraient le maintien d’une activité d’assemblage de véhicules neufs dans la plus ancienne usine terminale du groupe encore en exercice, mais le constructeur a choisi de la remplacer progressivement par des activités liées à l’économie circulaire. Le site, qui produira la Zoé électrique jusqu’en 2024, se transformera pour reconditionner jusqu’à 130 000 véhicules d’occasion par an d’ici 2030.

Deux milliards d’euros d’économies sur trois ans

Cette transformation s’inscrit dans le plan de restructuration drastique engagé par le nouveau directeur général Luca de Meo. Renault a engagé un plan de 2 milliards d’euros d’économies sur trois ans. Le groupe avait annoncé fin mai ce plan qui prévoit la suppression de 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France. Des dispositifs d’accompagnement et de formation des salariés de Flins et Choisy-Le-Roi sont prévus pour « développer les compétences », a indiqué Renault. Flins va également héberger un incubateur ainsi qu’un pôle universitaire et de formation.

« Avec la Re-factory, Flins va devenir une référence européenne en matière d’économie circulaire », a souligné Luca de Meo, le directeur général de Renault. « Cette usine, avec un objectif de bilan CO2 négatif à 2030, s’inscrit pleinement dans la stratégie globale du groupe en alliant économie circulaire, réduction des émissions, développement des compétences et création de nouvelles activités générant de la valeur ».

La dernière fermeture d’une usine d’assemblage en France remontait à fin 2013 avec l’arrêt de la production dans l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

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