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Oise : Les policiers pris à partie avec des mortiers d’artifice devant un lycée de Compiègne

Ce lundi matin, les forces de l’ordre ont été visées par des tirs de mortier d’artifice devant un lycée de Compiègne, dans l’Oise, a-t-on appris auprès du parquet et de la préfecture. L’établissement est proche d’un quartier où ont eu lieu des violences similaires ces dernières semaines.

Les faits se sont déroulés en deux phases, devant le lycée polyvalent Mireille Grenet qui compte 2.000 élèves, a expliqué la procureure de Compiègne Marie-Céline Lawrysz.

Une voiture de police dévalisée et vandalisée

Vers 7h30, une patrouille du commissariat de Compiègne, alertée par des feux de poubelle devant l’établissement, a d’abord essuyé des jets de projectiles et « au moins cinq tirs de mortiers d’artifices ». « En danger », les policiers ont dû abandonner le véhicule, qui a été « dégradé », et dans lequel du matériel de police a été dérobé. Dans un second temps, vers 8h30, « une centaine » de personnes, « cagoulées » d’après la préfecture, ont affronté policiers, gendarmes et pompiers devant l’établissement.

A l’issue de ces heurts, cinq mineurs de 15 à 16 ans ont été interpellés, selon la magistrate. Trois étaient en possession d’objets manifestement dérobés dans le véhicule de police et les deux derniers pour jets de projectiles contre les forces de l’ordre. Il n’était pas encore déterminé, à la mi-journée, si ces adolescents étaient scolarisés dans ce lycée ou pas.

Lors de ces incidents, un pompier a également été légèrement blessé à l’avant-bras par un tir de mortier, alors qu’il tentait d’éteindre une poubelle en feu, selon la préfecture. « Une nouvelle agression qui s’ajoute à une liste hélas déjà très longue », a dénoncé dans un communiqué le président du SDIS de l’Oise Eric de Valroger. « Il est intolérable de s’en prendre à celles et ceux qui, à chaque heure du jour et de la nuit, assurent des missions de secours, avec une rigueur et un professionnalisme sans faille », a-t-il insisté.

Des revendications inconnues

« Je ne sais pas quelles sont les revendications » de ces jeunes, a poursuivi la procureure. Mais « je constate un mode opératoire similaire » avec des violences urbaines qui touchent depuis début septembre le quartier proche du Clos-des-Roses, « avec la même haine des forces de l’ordre ».

Celles-ci avaient notamment essuyé des tirs de mortier mercredi et jeudi. Le commissaire de Pierrick Boulet, également sans information sur les « revendications », signale lui aussi ce climat de violences dans ce quartier, connu pour être une plaque tournante du trafic de drogue, et dans lequel les contrôles ont été renforcés depuis début septembre.

Le rectorat d’Amiens considère également que ces incidents résultent d’un « climat de violence externe qui impacte l’activité de l’établissement ». « Il ne s’agit pas du tout d’éventuelles revendications en lien avec le protocole sanitaire », a-t-il insisté.

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