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La dernière dirigeante du Cachemire, Mehbooba Mufti, détenue depuis 14 mois a été libérée

Elle avait été arrêtée après le coup de force de Narendra Modi le 5 août 2019, supprimant l’autonomie de cet Etat à majorité musulmane

Mehbooba Mufti, première femme dirigeante du Jammu-et-Cachemire de 2016 à 2018 était la dernière élue de premier plan à être privée de liberté au Cachemire par le gouvernement de Narendra Modi. Elle a été libérée mardi 13 octobre au soir, après quatorze mois de rétention et d’assignation à résidence.

Elle avait été arrêtée, comme la plupart des leaders politiques, à la veille du coup de force de Modi, dans le seul Etat de l’Inde, à majorité musulmane. Le 5 août 2019, le premier ministre indien avait révoqué subitement l’autonomie de cette région inscrite dans la constitution et l’avait rétrogradée au statut de territoire de l’Union gouverné directement par New Delhi. Le premier ministre indien avait également décidé de diviser le Jammu-et-Cachemire en séparant le Ladakh, sa partie orientale à majorité bouddhiste.

De 7 000 à 8 000 personnes arrêtées sans explication

La libération de Mehbooba Mufti intervient à la veille d’une décision importante de la Cour suprême la concernant. Le 29 septembre, lors de l’audience, la plus haute juridiction, saisie par sa fille sur la légalité de la détention, avait donné deux semaines, jusqu’au 14 octobre, au gouvernement central et à l’administration du Jammu-et-Cachemire pour dire « combien de temps Mehbooba Mufti pouvait être maintenue en détention ». Le représentant de l’administration avait invoqué la nécessité du « maintien de l’ordre public » mais les juges avaient souligné qu’une telle mesure ne pouvait pas « être éternelle ».

L’administration de la région himalayenne s’appuie sur une loi sur la sécurité publique qui permet une détention administrative, sans l’approbation d’un juge, jusqu’à deux ans de toute personne soupçonnée « d’agir contre la sécurité de l’Etat ». Depuis le 5 août 2019, sa fille, ltija, n’a cessé de combattre pour obtenir la remise en liberté de sa mère dont elle tenait le compte twitter.

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