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La Banque mondiale au Cameroun La stratégie de partenariat de la Banque mondiale pour le Cameroun porte principalement sur le renforcement de la compétitivité du pays et l’amélioration de la prestation des services.

Abritant plus de 25 millions d’habitants en 2018, le Cameroun est un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Bordant l’océan Atlantique, il partage ses frontières avec la République centrafricaine (RCA), le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigéria et le Tchad. Les régions limitrophes avec le Nigéria (Nord-Ouest et Sud-Ouest) sont anglophones, alors que le reste du pays est francophone. Le Cameroun est richement doté en ressources naturelles (pétrole et gaz, minerais et bois précieux) et agricoles (café, coton, cacao, maïs et manioc).

Situation politique

Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), domine depuis longtemps la scène politique. Il occupe actuellement 148 des 180 sièges de l’Assemblée nationale et 81 des 100 sièges du Sénat. Le président sortant Paul Biya a remporté l’élection présidentielle de novembre 2018, à l’issue d’un scrutin aux résultats contestés. Âgé de 85 ans et arrivé à la tête du pays en 1982, Paul Biya entame ainsi son 7e mandat. 

Pays stable depuis plusieurs décennies, le Cameroun est confronté depuis quelques années aux attaques du groupe Boko Haram dans l’Extrême Nord et à un mouvement séparatiste dans les régions anglophones. Depuis septembre 2017, cette situation a fait plus de 500 000 déplacés internes, près de 400 victimes dans la population civile et plus de 200 morts parmi les forces de l’ordre (armée, gendarmerie et police). Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Cameroun accueille actuellement plus de 401 213 réfugiés, majoritairement Centrafricains (289 982) Nigérians (108 164).

Situation sociale

La part de la population pauvre a augmenté de 12 % entre 2007 et 2014, pour atteindre 8,1 millions d’habitants, en raison d’une croissance démographique plus rapide que le rythme de réduction de la pauvreté. La pauvreté se concentre de plus en plus dans les régions septentrionales du pays, qui abritent 56 % de la population pauvre.

Situation économique

Le Cameroun est la principale économie de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), une région qui a subi de plein fouet la chute des prix pétroliers. Comme ses partenaires de la CEMAC, le pays a dû mettre en place des mesures d’ajustement budgétaire afin de parer au choc des termes de l’échange, rétablir sa stabilité macroéconomique et restaurer la confiance dans la monnaie commune.

La croissance camerounaise devrait atteindre 4,3 % cette année. Trois facteurs ont permis ce rebond : l’augmentation de la production de gaz naturel, avec le démarrage des activités d’une nouvelle usine flottante de liquéfaction ; le léger repli du secteur pétrolier,  et le dynamisme soutenu des secteurs de la construction, de l’industrie, du logement et des services

Alors que le Cameroun s’est donné pour objectif d’accéder à la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d’ici 2035, le  mémorandum économique de la Banque mondiale publié en avril 2017 soulignait la nécessité s d’accroître sa productivité et de favoriser le développement du secteur privé. 

Le Cameroun devra en particulier enregistrer une croissance du PIB réel d’environ 8 % (soit 5,7 % par habitant) sur la période 2015–2035. Il faudra pour cela que le taux d’investissement passe d’environ 20 % du PIB en 2015 à 30 % en 2035 et que la productivité, qui n’a globalement pas progressé au cours de la dernière décennie, atteigne 2 %. Ces défis sont considérables, mais à la portée du pays. La revue des dépenses publiques publiée par la Banque mondiale en février 2018 propose cinq axes d’intervention pour y parvenir.

Enjeux de développement

Le Cameroun connaît des problèmes de gouvernance qui freinent son développement et le rendent moins attractif aux yeux des investisseurs. Il est classé 152e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption 2018 établi par Transparency International, et 166e sur 190 économies dans le dernier rapport Doing Business 2019 de la Banque mondiale sur la réglementation des affaires.

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