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Kim Jong-Un suspend les plans d’actions militaires contre la Corée du Sud.

Le leader nord-coréen a décidé de suspendre les plans d’actions militaires contre la Corée du Sud, a annoncé l’agence officielle KCNA mercredi, sans donner davantage d’explications sur ce revirement. La tension était pourtant vive ces dernières semaines entre Pyongyang et Séoul.

Après plusieurs jours de montée des tensions sur la péninsule, le leader nord-coréen Kim Jong-un « a suspendu les plans d’actions militaires » contre la Corée du Sud, a annoncé mercredi 24 juin l’agence officielle KCNA. Le leader nord-coréen a pris cette décision mardi après une réunion de la Commission militaire centrale. KCNA n’a donné aucune explication supplémentaire à ce changement apparent de stratégie.

Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, l’armée nord-coréenne a été vue en train de retirer une dizaine de haut-parleurs près des zones démilitarisée mercredi quelques jours après en avoir réinstallé une vingtaine.

Un porte-parole du ministère sud-coréen de l’unification, qui gère les relations avec le Nord, a déclaré qu’il surveillait la situation et qu’il n’y avait aucun changement dans la position du ministère quant au maintien des accords intercoréens.

 

Attaques verbales

Le régime nord-coréen avait multiplié ces dernières semaines les attaques verbales contre Séoul, critiquant notamment le fait que des dissidents nord-coréens basés au Sud envoient en direction du Nord des tracts de propagande au moyen de ballons portés par le vent.

Après avoir rompu les canaux officiels de communication, la Corée du Nord a détruit la semaine dernière le bureau de liaison qui avait été ouvert en septembre 2018 juste au nord de la Zone démilitarisée (DMZ) et symbolisait la détente apparue cette année-là sur la péninsule.

Son armée a dans le même temps affirmé qu’elle prendrait de multiples actions contre le Sud. Celles-ci incluaient l’occupation de sites de la coopération intercoréenne désormais au point mort, la réinstallation de postes de garde dans la DMZ ou encore l’intensification des manœuvres militaires.

Plusieurs experts soupçonnaient ces derniers temps le Nord de prendre prétexte des envois de tracts pour créer une crise de toutes pièces afin d’arracher des concessions, au moment où les négociations internationales sur le nucléaire sont au point mort.

Séoul avait réagi vivement à la démolition du bureau de liaison, ainsi qu’aux diatribes lancées par la sœur et conseillère de Kim Jong-un, Kim Yo-jong, qui était ces derniers temps le visage du régime.

« Laisser quelqu’un d’autre parler au nom du régime donne à Kim Jong-un la possibilité d’ajuster ensuite la trajectoire », a déclaré à l’AFP Leif-Eric Easley, professeur à l’université Ewha de Séoul. « Il le fait peut-être dans l’espoir de concessions extérieures ou parce que son armée a besoin de davantage de temps pour mettre en œuvre sa prochaine provocation. » Une chose est sûre, selon l’universitaire, la Corée du Nord, qui possède l’arme atomique, « n’en a pas fini avec les menaces contre la Corée du Sud ou avec le renforcement de sa soi-disant dissuasion ».

Plus d’infos sur http://www.rosemoony.com

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