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Hommages : Les plus beaux souvenirs d’Owona Nguini qui font de Diego Maradona « le petit roi du football »

L’annonce de la mort de Diego Armando Maradona ce mercredi 25 novembre 2020 n’a laissé aucun fan du football indifférent. Fragilisé par la maladie depuis un bon bout, celui qui était considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, a inspiré plusieurs générations et en inspirera encore à travers la technologie. Son départ à l’âge de 60 ans ne peut que révéler de beaux spectacles qu’il a offerts au public durant ses longues années de carrière. Dans la foulée, l’intellectuel camerounais Éric Mathias Owona Nguini retrace les souvenirs inoubliables qu’il garde du célèbre attaquant argentin.

Diego Armando Maradona, le petit roi du football est mort. Diego Maradona fut l’une des plus grandes idoles de ma jeunesse.

Je me rappelle l’avoir découvert dans les magazines français « Onze » et « Mondial » à la fin des années 1970 lorsqu’il évoluait encore à Argentinos Junior.

Comme il n’y avait pas de télévision, je me contentais comme tous les jeunes fans camerounais de ma génération de le voir sur les photos de mes magazines de prédilection.

Les premières images de lui furent vues sur magnétoscope à l’occasion des matches du mondial 1982 en Espagne, surtout celles de ce match contre l’Italie où il fut martyrisé par le redoutable Claudio Gentile

C’est vraiment lors du mondial mexicain de 1986 qui fut le premier auquel nous eûmes le privilège de voir toute la compétition, que comme d’autres je ferai connaissance avec Diego Maradona, « Dieguito » ou « El Pibe de Oro ».

Je me souviens surtout de ses somptueux buts contre la Belgique et l’Angleterre. J’ai comme des milliers de téléspectateurs vu ce merveilleux deuxième but contre l’Angleterre qui est un vrai morceau d’anthologie.

En club, le Maradona que je vis fut celui du Napoli où Diego était à lui tout seul la moitié de l’équipe !!! Diego donna à cette ville de Sicile, une immense fierté.

Je me rappelle aussi de cette superbe passe en finale du Mundial mexicain ou Dieguito délivra une passe en or à son compère Jorge Burruchaga pour clouer une Allemagne fédérale revenue sur les talons de l’Albiceleste (sélection argentine)

Par Rudi Voller et Karl-heinz Rummenigge après des buts de Brown et Valdano(3-2). La Diego devint au même titre que Mario Kempes en 1978, un héros national et confirma son statut de superstar mondiale

Je me rappelle aussi d’un jour avant le match d’ouverture Argentine-Cameroun ou sur antenne 2, le présentateur se moquait des Lions indomptables en les traitant de pauvres Camerounais après avoir montré Maradona dans un exercice habituel de jonglage astucieux.

Je revois Maradona, quelques minutes renouvelant ces jonglages. Victor Ndip Akem et Benjamin Massing ne lui laissèrent pas de répit, mais Maradona fut le premier des Argentins à sonner la charge.

Heureusement nous avions dans nos cages le grand Thomas Nkono que Maradona connut bel et bien dans les Clasico Barça espagnol

Je vois Dieguito dépité à la fin du match gagne par les lions indomptables après le coup de tête puissant et la détente extraordinaire de François Omam Biyik. Je revois Maradona crucifiant le Brésil de Careca, en offrant une passe en forme de caviar à Caniggia !!!

Je le revois triomphant après la victoire de l’Albiceleste en demi-finales aux penalties contre la Squaddra Azzura dans un stade complètement hostile au Pibe de Oro

Je le vois à l’issue de la finale en forme de revanche de celle de l’édition précédente que cette fois-là la Mannschaft remporta suite à un penalty plus que généreux accorde aux allemands et transforme par Andreas Brehme.

Le Maradona d’après avait commencé à perdre son génie d’antan même s’il lui resta toujours, comme pour tout joueur d’exception des éclats comme lorsqu’il rentra à Boca juniors.

La FIFA du duo Havelange-Blatter fut bien sévère avec le petit prince argentin fort critique au sujet de leur gouvernance.

On lui gâcha son plaisir en 1994 ou son somptueux but contre la Grèce fut plus tard entaché suite à un contrôle qui le déclara dope et entraina son exclusion du monde

Voilà le Maradona footballeur dont je me souviens. Un joueur d’exception. Meneur d’abord mais souvent buteur aussi. Un joueur qui savait allier puissance, vélocité et technicité

Clairement Diego était de la race des très grands, le petit roi du football que le Pibe de Oro repose en paix…

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