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Haut-Karabakh : les grands brûlés d’Erevan pansent leurs plaies

L’Arménie accuse l’Azerbaïdjan d’avoir utilisé des bombes au phosphore dans le conflit du Haut-Karabakh. Nos reporters se sont rendus à l’hôpital des grands brûlés d’Erevan pour rencontrer les blessés et les soignants. 

Alors que la signature d’un « cessez-le-feu total » a permis de mettre fin à six semaines de combats meurtriers pour le contrôle de la région montagneuse du Haut-Karabakh, les blessés de la ville d’Erevan continuent de panser leurs plaies. 

Dans l’hôpital de la capitale, des dizaines de soldats arméniens auraient été victimes de bombes au phosphore blanc, un produit incendiaire qui s’enflamme au contact de l’air. Tous présentent le même type de blessures spectaculaires. « C’est extrêmement profond, ça va jusqu’à l’os et ça brûle, ça ronge l’os. […] En fait ça traverse les vêtements ».

« Un avion nous a bombardés en pleine nuit, une heure ou une heure et demi avant le cessez-le-feu… », explique auprès de nos reporters, l’un des blessés hospitalisé à Erevan. Selon les médecins interrogés sur place, les plaies ne cessent de s’aggraver anormalement, provoquant des troubles du métabolisme et des crises cardiaques en série.  

 

De son côté, l’Azerbaïdjan dément avoir utilisé ce type d’armes et renvoie cette accusation à l’Arménie. Les grands brûlés d’Erevan, eux, mettront des mois, des années, à soigner leurs plaies, pour peu qu’ils survivent. 

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