Publicités

En ligne ou en amphithéâtre ? La question des examens universitaires divise

Les établissements prévoient d’organiser les examens en présentiel, avec un protocole sanitaire strict.

Cours en distanciel, examens en présentiel ? L’équation étonne une bonne partie des étudiants, à qui l’accès aux amphithéâtres est proscrit depuis le 30 octobre, mais elle est officiellement permise par le ministère de l’enseignement supérieur. Seule différence de taille dans le protocole sanitaire par rapport à la session précédente du printemps : le port du masque est rendu obligatoire durant toute la durée de l’examen.

En réaction, des pétitions étudiantes fleurissent un peu partout, pour dénoncer une forme d’absurdité de la situation. « Réunir plus de 4 000 étudiants en un même lieu durant le mois de décembre, tout en respectant l’ensemble des mesures sanitaires en vigueur, nous semble être très risqué et peu responsable, écrit Adam Helcman, étudiant en troisième année de sociologie à l’université Champollion d’Albi, dans une pétition affichant plus de 400 signataires. Au semestre dernier, durant le premier confinement, nous avions eu des partiels à distance, oraux et écrits. Ceux-ci se sont bien déroulés, nous y sommes aujourd’hui habitués et nous pensons pertinent de réitérer cette expérience dans un contexte sanitaire similaire. »

Pour Eric Berton, président d’Aix-Marseille université, organiser les examens à distance « accentuerait la fracture numérique ». Chaque jour, pas moins de 500 à 600 étudiants viennent dans des salles mises à la disposition de ceux qui n’ont pas de matériel informatique, rappelle-t-il. « Habituellement, le taux d’échec est de 20 % à 30 % aux premiers examens. On pense qu’il sera un peu plus haut cette année. »

Décision « pas arrêtée »

Dans la plupart des établissements, on attend toutefois de voir quelle sera l’évolution de la crise sanitaire pour annoncer précisément les modalités des épreuves qui se tiendront entre mi-décembre et fin janvier. Le contrôle continu est d’ores et déjà largement pratiqué par les enseignants, qui demandent des devoirs maison ou des questions de réflexion en temps limité à leurs étudiants.

« Notre décision n’est pas encore arrêtée et elle ne sera peut-être pas unilatérale », illustre Nadia Dupont, vice-présidente de l’université Rennes-II. Habitué aux blocages, l’établissement pratique régulièrement les partiels à distance, mais la présidence ne cherche surtout pas à « les institutionnaliser »« Les étudiants auront un calendrier clair et des convocations envoyées bien à l’avance. Ils pourront donc s’organiser pour rejoindre le campus pour quelques jours, la première semaine de janvier », projette-t-elle.

Publicités

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Related Post

%d blogueurs aiment cette page :