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Covid-19 : signe de l’aggravation de l’épidémie, les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes « déprogramment » d’autres patients

Le risque de saturation des services de réanimation et de soins intensifs est réel dans la région, où les grandes villes sont fortement touchées en même temps.

La décision prise ce vendredi 16 octobre ne manquera pas de provoquer quelques sueurs froides : la région Auvergne-Rhône-Alpes est la première à enclencher de nouveau une déprogrammation massive de l’activité dans ses hôpitaux, pour anticiper l’afflux de patients atteints du Covid-19. L’agence régionale de santé l’a annoncé aux établissements publics et privés, qui sont tous concernés, durant une réunion de crise en fin de matinée.

Dans trois territoires hospitaliers – « Loire », « Rhône-nord Isère » et « Alpes Dauphiné » –, seules les urgences, les interventions dont le report changerait le pronostic du malade, ainsi que la médecine et la chirurgie ambulatoire (ne nécessitant pas une hospitalisation) seront maintenues à compter de lundi. Et ce pour les quinze prochains jours. Tout le reste sera annulé, soit une difficile impression de revivre un scénario similaire à celui de la première vague de mars, que redoutaient les médecins depuis plusieurs semaines.

« On fait face, tient à rassurer le professeur Olivier Claris, président de la Commission médicale d’établissement des Hospices civils de Lyon (HCL). Mais nous sommes arrivés au bout de ce qu’on pouvait faire, sans déprogrammer. » Dans l’institution lyonnaise qui compte quatorze hôpitaux publics, la tension n’a cessé de monter depuis le début de semaine : ce sont huit à neuf patients contaminés par le SARS CoV-2 qui sont admis en réanimation chaque jour, saturée par des patients atteints du Covid-19 à 46 % désormais. « Depuis quatre jours, ça devient intenable », constate Olivier Claris.

Risque de saturation des services de réanimation

Avec une conjonction spéciale : trois grandes villes de la région, Lyon, Saint-Etienne et Grenoble, sont fortement touchées en même temps. Le risque de saturation des services de réanimation et des soins intensifs, mais aussi d’hospitalisation conventionnelle « est désormais réel à court terme », peut-on lire dans un communiqué de l’agence régionale de santé, qui indique que près de 90 % des lits de réanimation de la région sont occupés, dont 37 % par des malades atteints du Covid-19.

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