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Covid-19 : pour Joe Biden, il y aura plus de morts si Donald Trump ne facilite pas la transition

Sans concertation entre les équipes Trump et Biden avant l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration américaine le 20 janvier 2021, « il se peut que davantage de personnes meurent » du Covid-19, a assuré, lundi, le président élu des États-Unis, Joe Biden.

Le président élu des États-Unis, Joe Biden, a mis en garde, lundi 16 novembre, contre un risque de morts supplémentaires du Covid-19 si Donald Trump et son gouvernement refusent de se coordonner avec l’équipe démocrate appelée à assurer la transition à la Maison Blanche.

Sans concertation entre les deux équipes se succédant à l’exécutif américain, « il se peut que davantage de personnes meurent », a averti Joe Biden, en citant notamment l’urgence de préparer la distribution des vaccins dès qu’ils seront disponibles.

« S’il nous faut attendre jusqu’au 20 janvier (jour de l’investiture du prochain président, NDLR) pour commencer à planifier, cela nous fait prendre un retard d’un mois, un mois et demi », a assuré Joe Biden, qui s’exprimait depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware. « Il est tellement crucial que cette coordination commence maintenant… Maintenant ou aussi vite que possible », a-t-il insisté.

En refusant de reconnaître sa défaite électorale et en affirmant au contraire être celui qui présidera les États-Unis les quatre prochaines années, Donald Trump suscite des inquiétudes et rompt avec la tradition selon laquelle le président élu est amené à être inclus, au moins en tant qu’observateur, dans les grandes décisions de la période de transition à la Maison Blanche.

 

Joe Biden a, en outre, martelé que la condition sine qua non pour une reprise économique était de contrôler le virus. À l’approche des fêtes de Thanksgiving, il a souligné qu' »il ne devrait pas y avoir des groupes de plus de 10 personnes dans les maisons ». Il a aussi une nouvelle fois recommandé le port du masque généralisé.

Prédisant un « hiver sombre », Joe Biden a par ailleurs exhorté le Congrès à voter « rapidement » un nouveau plan d’aide à l’économie, toujours fragilisée par la pandémie. Mais le vote d’un tel plan, que Joe Biden souhaite d’une taille comparable à celui adopté en urgence au printemps (plus de 2 200 milliards de dollars), pourrait se heurter au veto du Sénat, si celui-ci restait dominé par les républicains. Le contrôle de la Chambre haute se jouera lors d’une élection partielle dans l’État de Géorgie, le 5 janvier, où deux sièges seront en jeu. Aucune loi ne peut être approuvée sans l’aval du Sénat.

 

Salaire minimum

Se tournant vers l’avenir, Joe Biden a souligné que son administration aurait pour objectif de « créer des millions d’emplois bien payés dans l’industrie manufacturière, dans la construction de voitures (…), de technologies dont nous aurons besoin dans le futur pour être compétitifs face au reste du monde ». « Nous achèterons américain », a-t-il également promis, dans la continuité de ses discours de campagne et rejoignant sur ce point l’actuel hôte de la Maison Blanche.

Il a également réaffirmé sa volonté de mettre en place une « fiscalité équitable » qui consistera à faire payer aux grandes entreprises et aux Américains les plus aisés une « part juste », prenant le contrepied de l’administration Trump, qui avait abaissé l’impôt sur les entreprises de 35 % à 21 %, et celui des foyers les plus aisés.

Joe Biden compte aussi mettre en place un salaire minimum à 15 dollars de l’heure, une revendication syndicale, alors que nombre d’emplois, notamment dans le secteur de la restauration, ont un salaire fixe misérable (quelques dollars) et que les travailleurs comptent donc essentiellement sur les pourboires des clients pour obtenir une rémunération décente.

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