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Covid-19 en Afrique : pour l’OMS, il est urgent de faire respecter les gestes barrières

Alors que la pandémie de Covid-19 progresse fortement en Afrique, le responsable de l’OMS sur le continent, le Dr Michel Yao, interrogé par France 24, insiste sur le respect des gestes barrières pour endiguer la transmission du nouveau coronavirus.

La pandémie de Covid-19, qui a dans un premier temps progressé moins vite en Afrique que dans d’autres régions du monde, s’accélère désormais sur le continent le plus pauvre, source de préoccupation pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon les chiffres compilés par l’AFP, jeudi 30 juillet, quelque 893 051 cas ont été enregistrés sur l’ensemble du continent, avec au moins 18 851 décès. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché, avec plus de 450 000 cas et plus 7 000 décès. À l’échelle mondiale, elle figure en cinquième position des pays avec le plus grand nombre de contaminations.

 

Si les chiffres sur l’ensemble du continent restent encore faibles, comparé à l’Europe ou les États-Unis, le directeur des situations d’urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan, s’est récemment dit « préoccupé » par l' »accélération » de l’épidémie en Afrique, où les systèmes de santé publics sont défaillants.

 

« Il y a nécessité à continuer à sensibiliser et à engager les communautés où l’épidémie prend racine (…) pour s’assurer que les mesures barrières soient appliquées », insiste le Dr Michel Yao, responsable de l’OMS en Afrique, interrogé sur France 24. « Il faut distribuer des masques, mettre à disposition de l’eau et du savon ou des liquides désinfectants et permettre à ces populations d’isoler les personnes qui sont malades », ajoute-t-il.

« Le confinement ne pouvait pas être maintenu trop longtemps »

Le Dr Michel Yao rappelle que ces mêmes gestes barrières ont déjà permis, par le passé, « de ralentir, voire d’éliminer, d’autres épidémies comme le choléra » et que la difficulté se situe « dans les zones à forte densité de population, notamment en périphérie des grandes villes ».

 

Des mesures précoces et strictes de confinement ont, dans un premier temps, permis de ralentir la progression de la maladie en Afrique, mais le pic de la pandémie est à venir, selon l’OMS, alors que de nombreux pays ont assoupli les restrictions pour éviter un effondrement de leur économie.

 

« C’était effectivement le dilemme, reconnaît le Dr Michel Yao sur France 24. On est face à des économies fragiles et une bonne proportion de la population qui vit au jour le jour pour laquelle ces mesures étaient très difficiles. C’est pourquoi le confinement ne pouvait pas être maintenu trop longtemps. Ces mesures ont entraîné dans certains pays des troubles sociaux et ont dû être levées de façon précipitée. »

Résultat : ces pays n’ont pas eu le temps d’augmenter leur capacité de contrôle de l’épidémie avec la mise en place des tests et du traçage des personnes contacts notamment.

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