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Coronavirus en Hauts-de-France : On ne transfère pas les patients en Allemagne plutôt que dans les hôpitaux privés

  • Quatre patients nordistes ont été transférés par hélicoptère vers l’Allemagne.
  • Si la capacité globale en lits de réanimation de la région n’est pas atteinte, il existe de fortes tensions par endroits.
  • Les hôpitaux et cliniques privés ont aussi permis de décharger les services des hôpitaux publics les plus chargés.

C’est dimanche qu’a eu lieu la première évacuation sanitaire d’un patient Covid-19 depuis le centre hospitalier de Valenciennes vers le service de soins critiques d’un hôpital allemand. D’autres ont eu lieu entre-temps, depuis les Hauts-de-France, mais aussi depuis le Grand-Est. De nombreux lecteurs de 20 Minutes s’étaient alors interrogés sur la pertinence de telles opérations, soulignant qu’il aurait été plus rapide et moins onéreux de mettre à contribution les établissements privés locaux. C’est en fait déjà largement le cas.

A ce jour, et même si la courbe du taux d’incidence dans la région tend à descendre, la situation est toujours très tendue dans les hôpitaux des Hauts-de-France. A l’inverse de ce que l’on a pu observer lors de la première vague de l’épidémie de coronavirus, ce sont surtout les établissements du Nord qui voient arriver le plus de patients malades du Covid-19. Dimanche, pour 10.000 personnes se présentant dans les services d’urgence du Nord pour suspicion de Covid, près de la moitié a été hospitalisée. Pour l’ensemble de la région, 504 patients se trouvent en réanimation dont la moitié dans le Nord.

Davantage de patients dans le privé qu’en Allemagne

Pour autant, la capacité totale en lits de réanimation de la région n’est pas encore atteinte, celle-ci étant pour l’heure de 747 places. Le problème, c’est que les arrivées de nouveaux patients ne sont donc pas équitablement réparties. On dénombrait, lundi, une vingtaine d’admissions quotidiennes dans le Nord, 13 dans le Pas-de-Calais et seulement 7 pour les trois autres départements.

Ainsi, avec l’aide du Samu, les établissements les plus en tension organisent donc des transferts de patients vers d’autres hôpitaux de la région, publics ou privés. Fin octobre par exemple, l’hôpital de Roubaix avait connu un afflux très important de patients qui l’avait conduit à transférer une vingtaine de malades vers les CHU de Lille et de Wattrelos, mais aussi à l’Hôpital privé de Villeneuve d’Ascq et à la Clinique du Val de Lys à Tourcoing.

L’Agence régionale de Santé (ARS) confirme que « ces transferts sont organisés selon les tensions dans les hôpitaux. » L’ARS précise qu’il peut s’agir de transferts « très ponctuels d’un établissement public vers une clinique à proximité », mais que les mouvements de patients sont d’autant plus importants que les tensions sont grandes.

Pour ce qui concerne les évacuations sanitaires vers l’Allemagne, les chiffres sont encore anecdotiques. Ce mardi, seuls quatre patients des Hauts-de-France avaient été héliportés outre Rhin.

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