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Canicule: idées et astuces d’entreprises pour éviter le coup de chaud

Bétail mis à l’abri et hydraté, pose de béton matinale: fortes de leur expérience de la canicule de 2019, les entreprises multiplient les mesures pour minimiser l’impact des fortes chaleurs sur leur activité.

Danger sur les rails

La SNCF a prévu d’activer vendredi son plan pour faire face aux périodes de fortes chaleurs, qui prévoit une surveillance renforcée des matériels et des infrastructures de 12H00 à 20H00.

 

Les rails sont particulièrement sensibles, d’autant qu’ils accumulent la chaleur et peuvent atteindre 70°C en pleine canicule… La dilatation de l’acier risque de déformer la voie.

Sur les lignes électrifiées, les câbles d’alimentation des trains ont tendance à se détendre sous l’effet de la chaleur. Ils risquent de toucher le toit du train et d’arracher la caténaire.

Du côté des voyageurs, la climatisation est essentielle au départ du train et, coronavirus oblige, une attention particulière a été donnée à l’entretien des filtres. Et pour porter assistance aux voyageurs en cas d’incident, des stocks stratégiques d’eau et de nourriture ont été placés dans des gares réparties dans tout le pays.

Les commerçants privés de ventilateur

Les recommandations sanitaires interdisent les ventilateurs s’ils sont utilisés en collectivité, à cause du risque de transmission du Covid-19, quant aux climatiseurs ils ne sont autorisés que s’ils permettent d’apporter de l’air « neuf » venant de l’extérieur.

Philippe Hoang n’ose même pas faire un courant d’air entre l’arrière de son bar tabac et la rue du Faubourg Montmartre dans le centre de Paris. « Je préfère éviter toute circulation de l’air et j’ai arrêté l’activité de brasserie car il y a trop de dangers avec ce virus », raconte le gérant de La Pia Hour, à qui les températures de plus de 35°C font beaucoup moins peur que le coronavirus.

Dans le passage Choiseul (2e arrondissement de Paris), l’absence de courant d’air et la verrière chauffée par le soleil rendaient l’atmosphère particulièrement lourde dès jeudi après-midi. Peu informée sur les risques que présentent les ventilateurs, une commerçante de cette galerie couverte a posé un petit engin à hélice au ras du sol de sa boutique, grande de quelques mètres-carré. « J’exige le masque pour entrer et pas plus de trois personnes à la fois, et j’espère que le virus ne circule pas trop », raconte-t-elle entre deux pliages d’origamis.

Chaud comme un réacteur nucléaire

La canicule peut affecter la production des centrales nucléaires d’EDF, qui est parfois contraint d’arrêter ou de baisser la puissance de ses réacteurs. L’électricien utilise l’eau des fleuves pour refroidir les réacteurs avant de la rejeter, mais elle ne doit pas dépasser une certaine température, afin d’éviter des conséquences néfastes pour la flore et la faune aquatiques.

EDF a ainsi temporairement abaissé la puissance du réacteur numéro 2 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) fin juillet « en raison de l’évolution de la température (de la) Garonne ».

Du côté de la consommation d’électricité, le gestionnaire du réseau RTE n’attend pas de record pour la période de canicule qui s’annonce. L’activité économique tourne au ralenti au mois d’août et les effets de la pandémie de Covid-19 se font encore sentir, limitant la hausse de la consommation.

Vache à l’étable et dans la brume

Dans la ferme mayennaise de Léo Colas, le bâtiment est équipé de ventilateurs et davantage d’abreuvoirs ont été installés. Et niveau sortie, les 90 vaches laitières ne quittent actuellement leur bâtiment que la nuit, à la fraîche. Au-dessus des auges, des brumisateurs ont été installés depuis deux ans pour soulager les vaches en cas de forte chaleur.

« Elles viennent plus facilement manger, elles sont tout le temps détendues », remarque l’éleveur de 25 ans en conversion biologique avec ses parents, expliquant que « ça fait de la vraie brume, ça rafraîchit sans que ça se transforme en pataugeoire ».

Avec tout cela, « on a moins de problèmes liés à la chaleur voire on n’en a plus du tout, et on arrive à limiter la baisse de production » de lait saisonnière, dit-il.

Fragilités dans la construction

Dans le secteur du BTP, les risques ne portent pas que sur la santé des employés, ils sont aussi techniques: la canicule est un très mauvais moment pour couler du béton, qui ne doit pas être fait par plus de 30°C.

Par forte chaleur, le béton durcit plus rapidement et s’avère moins solide: en s’évaporant trop vite, l’eau risque de laisser des fissures. La solution est d’introduire des composants chimiques qui retardent la prise du béton, ou si les chaleurs sont très fortes, poser son béton à des heures plus fraîches.

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