Publicités

Cameroun – Produits halieutiques: Le ministre des Pêches et des Industries Animales, le Dr Taïga, lance un appel à manifestation ouvert aux opérateurs désireux d’investir dans l’aquaculture

Cet avis de sollicitation à manifestation a pour but d’équilibrer l’offre et la demande.

Le quotidien d’Etat Cameroon Tribune rapporte dans sa parution du 21 juillet 2020 que le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), Dr Taïga, vient de lancer «un avis de sollicitation à manifestation d’intérêt pour la pré-qualification des opérateurs nationaux et étrangers désireux d’investir dans l’aquaculture au Cameroun».

D’après le journal, «en 2019, la production de poisson d’eau douce était d’environ 10 000 tonnes. L’offre est en moyenne de 15 000 tonnes par an alors même que le potentiel peut permettre d’en produire 120 000 tonnes par an».

Notre confrère précise que, pour satisfaire la demande, le pays recours aux importations. Par exemple: «en 2019, ce sont 120 milliards de FCFA qui ont été dépensés pour l’importation des produits halieutiques. Au marché, le kilogramme de ces poissons d’eau douce (tilapia, carpes, silures…) selon les prix homologués par le ministère du Commerce varie entre 2000FCFA et 2500 FCFA».

Cet appel à manifestation d’intérêt pourra permettre de «satisfaire la demande nationale en produits d’origine halieutique, de dégager les excédents pour les industries locales et l’exportation afin de contribuer à l’équilibre de la balance commerciale, de créer des opportunités d’emplois dans les zones urbaines et rurales mais aussi d’améliorer l’efficacité de la gestion des ressources naturelles», peut-on lire.

Le MINEPIA voit en cette offre, une «opportunité pour les opérateurs économiques d’investir dans l’un des maillons de la chaîne de valeurs aquacoles, à savoir: la production d’intrants, la production intensive, ainsi que la commercialisation et la distribution de poissons de table de moyenne et grande importance», relève le journal.

Le Dr Taïga propose comme sites: les rives gauche et droite du fleuve Dibamba, le fleuve Nyong du côté de Mbalmayo, la zone de Monatélé du fleuve Sanagales retenues d’eau de Lagdo et de Lom Pangar. Ils devront être aménagés par les investisseurs.

Le journal précise aussi que d’autres sites peuvent aussi être proposés par des promoteurs. Les postulants ont jusqu’au 16 octobre 2020 pour se prononcer.

Publicités

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Related Post

%d blogueurs aiment cette page :