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Cameroun – Opération Epervier: Après la mort de Célestin Ndonga (ancien DG d’EDC), sa succession condamnée à payer à l’Etat du Cameroun près de 400 millions de FCFA

Le Tribunal Criminel Spécial (TCS) a récemment rendu son verdict dans l’affaire relative au détournement de fonds publics à Electricity Development Corporation (EDC) sous le règne de l’ancien directeur général, aujourd’hui décédé.

L’information est contenue dans les colonnes de l’hebdomadaire Kalara paru le 13 juillet 2020. On apprend que la succession de Célestin Ndonga, ancien directeur général d’EDC, décédé en 2018, a été condamné à restituer à l’Etat du Cameroun la somme de 345 millions de FCFA, le montant qui est réclamé à leur défunt parent à titre individuel.

Ladite succession doit également payer la somme de 51 millions de FCFA solidairement avec Mme Nantchouang Fotso, ex-collaboratrice du défunt. Avec M. Bekono Ntsama Simon Pierre, autre accusé, la même succession doit payer 10 millions de FCFA représentant les frais de procédure déboursés par l’Etat et 31 millions de FCFA de frais de justice.

Pour le reste, souligne le journal, Mme Nantchounang Fotso, ancienne directrice de cabinet de Célestin Ndonga et M. Bekono Ntsama, chef d’entreprise, déclarés en fuite, ont été condamnés respectivement à la prison à vie et à 10 ans de prison ferme. Sur 15 accusés, le TCS a prononcé 8 acquittements pour faits non établis, pris acte de décisions d’arrêt de poursuites au profit de deux autres, constaté l’extinction de l’action publique pour deux personnes, dont M. Ndonga, pour cause de décès.

Les juges du TCS ont en effet estimé que l’ancien patron d’Electricity Development Corporation et son ancienne directrice de cabinet avaient instauré des mécanismes qui ont facilité la spoliation de 400 millions de FCFA du trésor public.

Il s’agit notamment de versements de salaires superflus à agents non recrutés, l’équipement du domicile privé de M. Ndonga, le paiement de prestations fictives, la perception de primes indues, le recrutement des cadres sans l’avis du conseil d’administration, le décaissement des fonds dans les comptes de l’entreprise sans justifications etc. Des irrégularités constatées dans un rapport du Contrôle Supérieur de l’Etat (CONSUPE) datant de 2010, pour la période allant de 2008 à 2009.

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