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Cameroun – Mise au point/L’ancien ministre Marafa Hamidou Yaya au journal Le Messager: «Je voudrais d’emblée préciser à l’attention de vos lecteurs et à celle de l’opinion en général que je ne suis ni impliqué ni concerné par « l’affaire Albatros »»

L’ancien ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, incarcéré au SED depuis plusieurs années, est cité dans deux articles consacrés à l’opération Épervier, publiés le 2 juillet 2020, dans les colonnes du journal fondé par le défunt Pius Njawé.

Le quotidien Le Messager a consacré son édition du 2 juillet 2020, à la lutte contre l’Opération Epervier. «Opération Epervier: 20 ans après, quel bilan ?», telle est la grande Une de cette édition, qui annonce une enquête sur le projet d’assainissement de la gouvernance publique initié par le président de la République.

Sans surprise, l’ancien ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, est cité dans deux articles intitulés: «Virage: Puis vînt l’ «affaire Albatros». Aux «camarades» sous le coup de la justice… La hiérarchie du parti exige l’omerta».

S’il n’a été mis en cause à aucun moment, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, qui purge une peine de 20 ans de prison, a tenu à éclaircir certains points.

«Je voudrais d’emblée préciser à l’attention de vos lecteurs et à celle de l’opinion en général que je ne suis ni impliqué ni concerné par l’ «affaire Albatros» et que le prétexte de «détournement de deniers publics» dans l’affaire BBJ-2 invoqué pour justifier mon arrestation et mon incarcération, n’a pas résisté à un examen par les différentes juridictions», précise-t-il dans une mise au point publiée dans les colonnes du quotidien Le Messager édition du vendredi 17 juillet 2020.

En effet, poursuit l’ancien proche du président Paul Biya, «devant le Tribunal de grande instance du Mfoundi, les témoins de l’accusation m’ont disculpé et le Tribunal a reconnu mon innocence. En lisant le jugement, on n’y trouvera aucune trace de détournement de fonds ou de recel. Tout ce que le Tribunal a trouvé pour me condamner, est un fait de «complicité intellectuelle». Pour cela, il s’est fondé uniquement sur ma relation amicale avec un des coaccusés au moment des faits. Pour asseoir sa décision de me condamner, le Tribunal s’est fondé sur deux jurisprudences inappropriées, car l’une est obsolète et l’autre étrangère à la cause».

D’après l’ex-MINATD, «la première jurisprudence excipée, qui date de l’année 1964, est un Arrêt de la Cour suprême, rendu sur la base de la loi du 9 novembre 1962. Or, cette loi a été abrogée par la loi du 12 juin 1967 portant institution d’un Code pénal du Cameroun. Cette réforme fondamentale ne pouvait pas être ignorée par le Tribunal ! La deuxième jurisprudence, plus que centenaire, est étrangère à la cause puisqu’elle se rapporte à l’Arrêt de la chambre criminelle française du 4 janvier 1902, concernant des faits relatifs au détournement de mineurs ! Or, même cette «solution» a fait l’objet d’un revirement jurisprudentiel comme l’illustre une nombreuse jurisprudence de la Cour de cassation française», soutient-il.

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