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Cameroun – Massacres de Kumba (Sud-Ouest): Human Rights Watch recommande au gouvernement de recourir à l’expertise des Nations-Unies et de l’Union Africaine dans le cadre de son enquête

L’ONG internationale a commis un rapport le lundi 2 novembre 2020, dans lequel elle condamne la fusillade ayant causé la mort de sept enfants au Mother Francisca International Bilingual Academy, et préconise que le site de la tuerie soit protégé et les preuves préservées pour la crédibilité et l’efficacité de l’enquête.

L’émotion reste vive, un peu plus d’une semaine après la fusillade au complexe scolaire Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba (Sud-Ouest), au cours de laquelle sept élèves ont été atrocement tués, et plusieurs autres blessés, par des rebelles sécessionnistes présumés. Même si l’ONG Human Rights Watch (HRW) prend avec des pincettes ces accusations des autorités camerounaises, elle condamne avec fermeté ces atrocités, et préconise aux autorités camerounaises, dans un rapport rendu public le lundi 2 novembre 2020, de garantir une enquête indépendante et efficace, et de protéger le droit à l’éducation.

Et surtout, que le gouvernement requiert l’expertise des Nations-Unies et de l’Union Africaine (UA), pour l’aider à mener une enquête crédible et efficace. «Une enquête efficace devrait au moins permettre la collecte et la préservation des preuves médico-légales sur les lieux du crime et auprès des victimes, l’enregistrement des dépositions de tous les témoins, et l’identification de toute la documentation visuelle disponible, telle que les photos et enregistrements vidéo de l’attentat et de ses suites. Le Cameroun devrait faire appel à l’Union africaine et aux Nations-Unies, si nécessaire, pour obtenir un soutien technique et une expertise afin de garantir l’efficacité de l’enquête», lit-on dans ledit rapport.

L’ONG regrette que la scène du crime demeure accessible à tout le monde, alors qu’elle devrait être protégée jusqu’à ce que les résultats de l’enquête gouvernementale soient rendus publics. HRW dénonce également l’arrestation et la mise en détention du propriétaire de l’école, ainsi que deux de ses enseignants, sous le prétexte de «garantir leur sécurité», et les éviter d’éventuelles représailles de la part de la communauté.

L’ONG exige également qu’au terme de l’enquête, les coupables soient arrêtés et traduits en justice. «Ce qui s’est passé à Kumba est la dernière d’une série d’attaques choquantes contre les enfants et l’éducation dans les régions anglophones du Cameroun. Le gouvernement doit faire plus pour permettre aux enfants d’apprendre en toute sécurité. Les autorités doivent s’assurer que les responsables du massacre de Kumba répondent de leurs actes, dissuader toute nouvelle attaque et garantir le droit fondamental des enfants à l’éducation», a déclaré Ida Sawyer, la directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch.

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