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Cameroun – Marches du 22 septembre 2020: La demande de mise en liberté de Alain Fogue, Bibou Nissack et une vingtaine d’autres militants du MRC sera examinée le 29 octobre 2020

L’audience en habeas corpus se tient devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi.

Plus d’un mois que des dizaines de militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) sont privés de liberté, certains écroués en prison et d’autres détenus dans des unités de police et de gendarmerie.

Le parti de l’opposant Maurice Kamto soutient en effet que près de 600 personnes ont été interpellées à l’occasion des marches du 22 septembre 2020. Parmi elles, se trouvent Alain Fogue et Olivier Bibou Nissack, respectivement trésorier du parti et porte-parole du leader du parti, détenus au Service central des recherches judiciaires à Yaoundé.

Sous la conduite de Me Hippolyte Meli, un collectif d’avocats a introduit une demande en habeas corpus pour 23 personnes auprès du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi. L’audience du 23 octobre 2020 a duré plus de 2h30 minutes. Au bout, la cause a été renvoyée au 29 octobre 2020.

Ci-après, le compte-rendu de Me Meli:

Après plus de 2h30 de débats sur la publicité de l’audience et sur l’absence des titres d’arrestation et de détention, la cause a été renvoyée au 29 octobre 2020 à 11h30 pour production du titre de détention, et conduite des requérants absents.

10 sur 23 de l’ensemble des requérants ont été conduits devant le juge.
Parmi les absents, on a noté celle de Mr Olivier BIbou Nissack et celle du Pr Fogue toujours entre les mains du chef de Service central des Recherches judiciaires, le chef d’Escadron, lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, et sept (7) autres identifiés, toujours inaccessibles aux avocats et même par la justice.

Les 10 conduits ce jour devant le juge d’habeas corpus, ont quitté leur centre d’internement, cinq (5) du commissariat du 10e à Bastos, et cinq (5) du Commissariat du 2e à Mokolo.
Le Commissaire Central n°1, le Divisionnaire Medou Thierry, patron des arrestations arbitraires, des détentions aussi arbitraires et des traitements dégradants, inexplicablement, n’a pas cru devoir conduire les requérants sous ses cases de sureté devant monsieur le président du Tribunal de Grande Instance, juge d’habeas corpus. Est-ce sur instructions ou d’initiatives ?
Toujours est-t-il qu’à la fin de l’audience, 8 autres sont arrivés pour faire 18 sur 23.

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