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Cameroun – Malaise: Des Parlementaires réclament un Plan de reconstruction de la région de l’Extrême-Nord

Ils dénoncent la non prise en compte des ravages causés par la guerre contre Boko Haram dans le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme, pour la période 2021-2023.

Des parlementaires de l’Extrême-Nord réclament un plan de reconstruction de cette région, qui subit les ravages de la guerre contre le groupe terroriste Boko Haram depuis de nombreuses années. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a été interrogé à ce sujet lors du débat d’orientation budgétaire les 7 et 8 juillet 2020, rapporte le trihebdomadaire L’Œil du Sahel dans son édition du 10 juillet 2020.

«Les dégâts causés par la guerre contre Boko Haram n’ont pas été pris en compte dans le document de programmation économique et budgétaire à moyen, pour la période 2021-2023. Dans les trois départements épicentres de la guerre, le Mayo-Tsanaga, le Maya-Sava et le Logone et Chari, des dizaines de milliers d’habitations ont été détruites, des dizaines de villages rasés, plus de 100 établissements scolaires détruits, ainsi que des dizaines de centres de santé et des centaines de forage. Certaines études ont estimé à plus de 200 milliards de FCFA les pertes. Face à cela, Monsieur le ministre, nous pensons qu’il faut un programme spécial, une solution spéciale en plus de tous les efforts que le gouvernement fait ou continue de faire», a soutenu le sénateur Alioum Aladji au cours du débat d’orientation budgétaire entre les membres du Parlement et le ministre des Finances.

Pour cet élu, sous la très haute impulsion du président Paul Biya, un plan de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a été adopté. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Coronavirus, une enveloppe de plus de 113 milliards de FCFA a été apportée pour lutter contre les répercussions économiques et sociales de cette pandémie. «Cependant, l’Extrême-Nord attend une réponse spéciale pour la reconstruction des infrastructures de base», a-t-il martelé.

Le 7 juillet 2020, l’honorable Zondol Hersesse avait déjà exprimé les mêmes préoccupations, précise le journal. En guise de réponse, le ministre Louis Paul Motaze «a indiqué que bien qu’un plan de reconstruction de la région de l’Extrême-Nord ne soit pas encore décidé par les autorités publiques, la situation de cette région mise à sac par Boko Haram préoccupe le gouvernement. C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, plusieurs programmes socio-économiques sont en cours dans cette partie du pays/ De même, le statut de zone économique sinistrée accordé à cette région vise à y attirer des investisseurs…».

Malgré cette réaction du MINFI, «le malaise des élus de l’Extrême-Nord est tel qu’ils s’apprêtent à demander une audience au Premier ministre dans les prochains jours à l’effet de réclamer l’implémentation de projets parfois promis par le chef de l’Etat en personne», peut-on lire.

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