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Cameroun – Justice: L’affaire Mebe Ngo’o renvoyée au 16 novembre 2020 à cause d’un «dilatoire créé concernant la liste des témoins de Mebe Ngo’o et de son épouse»

L’ancien ministre de la Défense, en détention depuis plus d’un an à la prison de Kondengui, était présent à l’audience du 29 octobre 2020 au Tribunal criminel spécial (TCS).

L’ancien ministre de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o, et ses coaccusés ont répondu présent à l’audience du vendredi 29 octobre 2020 au Tribunal criminel spécial (TCS). Seulement, l’audience a été renvoyée au 16 novembre 2020 à cause d’un «dilatoire créé concernant la liste des témoins de Mebe Ngo’o et de son épouse», renseigne le quotidien Le Messager dans son édition en kiosque ce 3 novembre 2020.

«Un cafouillis juridico-judiciaire qui, apprend-on, n’a pas permis au juge de donner le coup d’envoi du débat contradictoire en rapport au volumineux dossier qui accable l’ancien ministre des Transports. Secundo, le ministère public qui accuse, a déclaré à la barre qu’il n’a ni témoins, ni partie civile. Un aveu qui tombe sur le sens, non sans provoquer des remous dans la salle, laissant dire à certains qu’il s’agit d’un serpent de mer», peut-on lire dans les colonnes du journal.

Une situation qui pousse Jean François Channon, l’auteur de l’article, à se poser un certain nombre de questions. «Où est donc passé le corps de magistrats établis près les juridictions de l’ordre judiciaire ayant pour mission de veiller, au nom de la société et dans l’intérêt général, à la bonne application de la loi et au respect de l’ordre public ? Qui va donc concilier les intérêts de la société et les droits et libertés du citoyen recherché par le législateur camerounais à travers la réorganisation des attributions dudit ministère ? Au diable donc l’indivisibilité, l’irresponsabilité, l’irrécusabilité, l’indépendance et la subordination hiérarchique dévolus au renforcement du caractère accusatoire du procès !», s’interroge-t-il.

«Autant d’interrogations qui semblent conforter le Messager qui, dans sa livraison du 8 octobre 2020, constatait avec certains spécialistes des Finances, que les chefs d’accusation portés contre Mebe Ngo’o sont émaillés d’incongruités», ajoute le journaliste.

Pour rappel, l’ancien MINDEF, incarcéré depuis  plus d’un an (en attente de jugement) à la prison centrale de Kondengui, est accusé de détournements de fonds publics évalués à 236 milliards FCFA. Un montant qu’il aurait malicieusement chapardé à travers, entres autres, des surfacturations et des marchés publics fictifs.

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