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Cameroun – Émoluments: L’artiste Roméo Dika va traduire le RDPC en justice pour ses factures non payées de la campagne présidentielle de 2004

Il annonce avoir contacté un cabinet d’avocats français ce lundi 7 septembre 2020, pour contraindre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais au pouvoir, à lui régler une ardoise de 90 millions de FCFA, ainsi que 16 années d’intérêts résultant du préjudice moral subi.

Le célèbre musicien Roméo Dika va en guerre contre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, contre lequel il revendique une ardoise de 90 millions de FCFA, due à ses prestations au bénéfice de cette formation politique, lors de la campagne électorale en vue de la présidentielle du 11 octobre 2004.

L’auteur du titre à succès «le mari de ma femme», a annoncé ce lundi 7 septembre 2020, avoir saisi un cabinet d’avocats français, pour contraindre le parti de Paul Biya, à lui régler cette importante enveloppe, outre des intérêts résultant du préjudice moral subi depuis 16 ans.

Sur son compte Twitter, Roméo Dika indique que toutes les démarches entreprises auprès des structures du parti se sont avérées infructueuses ces dernières années. Le 16 novembre 2004, il a saisi par voie d’huissier le Secrétaire général adjoint du RDPC, Grégoire Owona, pour le paiement de ses factures. L’affaire a fini par traverser le cadre du parti et a même vu l’entrée en jeu des structures de la République.

Le 15 mars 2005, le Secrétaire général des services du premier ministre, Jules Doret Ndongo, écrit au Secrétaire général du RDPC de l’époque, Joseph Charles Doumba, l’enjoignant de régler les factures de l’artiste dans le cadre de ses engagements contractuels pris avec le comité central du parti, en vue de la campagne électorale de la présidentielle de 2004.

«La tournure que prend cette affaire n’honore pas notre parti et est de nature à tenir l’image de marque de notre beau pays. Le chef du gouvernement recommande de prendre toutes les dispositions pour résoudre à l’amiable ce contentieux», lit-on dans la lettre de Jules Doret Ndongo, sur le papier-entête des services du premier ministre. Preuve s’il en était encore besoin que le RDPC est un parti-Etat.

La Présidence de la République s’y est impliquée, à travers le Directeur du Cabinet civil de l’époque, Jean-Baptiste Beleoken, qui, s’adressant dans une correspondance au Trésorier national adjoint du parti, Hamadjoda Adjoudji, lui ordonnait le paiement des prestations de Roméo Dika, suites aux instructions de Paul Biya.

L’artiste n’est visiblement jamais entré en possession de son dû, et a choisi de porter l’affaire sur la place publique, las d’attendre son dénouement. «Je n’ai de problèmes avec  personne. J’ai des prestations qui m’ont été commandées, je demande juste qu’on me paye», déclare-t-il. Il ajoute par ailleurs que pour le solde de tout compte, des personnes dont il n’a pas dévoilé l’identité, ont tenté de le soumettre à des pratiques ésotériques et peu orthodoxes qu’il a déclinées.

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