Publicités

Cameroun – Décès de Woungly Massaga/Anicet Ekane (président du MANIDEM): «Je suis un produit fini de l’UPC sous le leadership de Massaga»

Interrogé par Radio Balafon, l’opposant a relaté sa rencontre avec le leader upéciste il y a quatre décennies.

C’est un hommage rempli de bons souvenirs qu’Anicet Ekane a rendu à Ngouo Woungly Massaga, dirigeant mythique de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), décédé le 17 octobre 2020. Au micro de Radio Balafon le matin du 19 Octobre 2020, le président national du MANIDEM a évoqué la mémoire de l’ex-leader nationaliste camerounais. Il lui doit sa formation idéologique, acquise dès 1973, au moment où Woungly Massaga entame la reconstruction de l’UPC moderne. «Je suis un produit fini de l’UPC sous le leadership de Massaga», rapporte ce militant formé à l’école des cadres de l’UPC et du MANIDEM.

Ekane raconte que sa rencontre avec «commandant Kissamba» a lieu par le biais de Moukoko Priso, son maître de stage. Les deux hommes se voient quelque fois à Paris vers la fin des années 70. «Je découvre quelqu’un de très frêle, m’imaginant que le chef de l’UPC clandestine mythique devait être un colosse. Mais je me rends compte que c’est un petit monsieur très gentil, très avenant. On n’a discuté pour cette première rencontre que quelques minutes», décrit-il leur premier entretien.

Expliquant le défaut de considération de l’ancien chef de la branche armée de l’UPC à partir de 1991 et l’arrivée du multipartisme, il déclare que «tout le monde ne connaissait pas le combat de Massaga avec le régime de dictature d’Ahidjo, puis celui de Biya, il fallait chercher qui était Massaga». Anicet Ekane fait savoir que ce qui a le plus touché Woungly Massaga, c’est le fait que l’UPC ait sombré. Sur les rapports de sa formation politique avec son mentor, Anicet Ekne soutient que tout allait bien.  

«Le MANIDEM a toujours été en accord parfait avec Massaga. Nous sommes peut-être le parti qui a le plus, malgré tous les problèmes qui ont entouré la vie de Massaga, nous sommes restés à côté de Massaga. J’ai assisté Massaga pratiquement jusqu’à la fin de sa vie. Sa famille peut en témoigner. Quand on est dans la lutte comme celle que nous menons, il faut respecter les gens, les différences, les points de vue. Il ne faut pas être un sectaire. La démocratie, c’est aussi le respect des points de vue des uns et des autres», rapporte l’opposant.       

Publicités

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Related Post

%d blogueurs aiment cette page :