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Cameroun – Crise anglophone: La ville de Bamenda paralysée par les villes mortes

Depuis le début de la semaine, la majorité des habitants de la capitale régionale du Nord-Ouest sont cloitrés chez eux.

Notre source sur place décrit une ambiance morose: commerces pour la plupart fermés, véhicules stationnés, rues désertées. Bamenda vit au rythme des villes mortes depuis le lundi 22 juin 2020.

«Les sécessionnistes ont annoncé trois jours de villes mortes et ils ont menacé de punir quiconque oserait défier ce mot d’ordre. Du coup, nous sommes cloitrés à la maison toute la journée», témoigne notre informateur qui a tenu à garder son identité secrète.  

Du côté des autorités, le silence est assourdissant. Pas une seule prise de parole ou un communiqué n’a été enregistré à ce sujet. Cela traduit sans doute l’embarras du pouvoir de Yaoundé face à la situation, neuf mois après la tenue du Grand Dialogue National.

Ces assises qui s’étaient déroulées à Yaoundé du 30 septembre au 4 octobre 2019 à l’initiative du Président Paul Biya, étaient sensées apporter une solution à la crise en zone anglophone qui dure depuis quatre ans. Malheureusement, sur le terrain, les armes continuent de crépiter entres les miliciens d’un côté et l’armée de l’autre.

Inquiète devant cet enlisement, l’ONU, à travers son Secrétaire Général, Antonio Guterres appelle les différentes parties à un cessez-leu en cette période de COVID-19.

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