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Cameroun – Affaire Cavayé Yeguié Djibril/Bouba Simala: Le général Ivo Desancio Yenwo boude le tribunal militaire

Le directeur de la Sécurité présidentielle, qui était attendu ce 21 juillet 2020 dans le cadre de l’affaire qui oppose le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yeguié Djibril à son ancien garde du corps le capitaine Bouba Simala, ne s’est pas présenté.

Ceux qui s’attendaient à voir le directeur de la sécurité présidentielle, le général Ivo Desancio Yenwo, au tribunal militaire ce 21 juillet 2020, dans le cadre de l’affaire qui oppose le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguié Djibril, à son ancien garde du corps, Bouba Simala, ont dû être déçus.

En effet, l’audience du 16 juin 2020 avait été renvoyée au 21 juillet 2020 à la demande de Me Mbeng Sylvestre et du ministère public représenté par madame Tcheptang dans le but de «convoquer et faire comparaitre et faire témoigner le général Ivo Desancio Yenwo, directeur de la Sécurité présidentielle et ses éléments».

L’officier supérieur, régulièrement cité dans cette affaire, n’a jamais pointé son nez devant la barre, renseigne le quotidien Le Messager dans son édition du 23 juillet 2020.

Selon le journal, cette attitude ne surprend guère les observateurs «au regard de la fonction que cet officier anglophone du Nord-Ouest occupe auprès du président de la République. Diplômé de l’EMIA et de l’école des officiers de gendarmerie de Verdun en France, Ivo Desancio Yenwo accompagne Paul Biya comme son ombre, depuis plus de deux décennies. Après le coup d’Etat manqué du 06 Avril 1984, le directeur de la sécurité présidentielle (DSP) n’a véritablement jamais quitté le Palais de l’Unité, où il a acquis l’essentiel de ses promotions», peut-on lire.

Au sujet de cette affaire, un magistrat en fonction au tribunal militaire, dont l’identité n’a pas été dévoilée a confié dans les colonnes du journal que «le dossier est vide et il serait très difficile pour le tribunal de condamner le capitaine Bouba Simala».

Un avis que partage un membre du conseil du président de l’Assemblée nationale. A en croire l’avocat qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat, «si l’on veut faire condamner Bouba Simala, il faut absolument toucher le juge en charge de l’affaire, le ministère public, les éléments de la garde présidentielle, le greffier en chef et le greffier ordonnancier».

L’audience a été renvoyée au 7 août 2020. Le journal qui cite des sources proches du dossier, indique qu’elle sera consacrée au verdict du tribunal sur la culpabilité ou non de l’officier Bouba Simala. Pour rappel, l’ancien garde du corps et neveu du président de la chambre basse du Parlement, est poursuivi devant la juridiction militaire pour des accusations de menaces simples et outrage à corps constitué

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