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Aux Etats-Unis, Donald Trump s’enfonce dans le déni, une semaine après la victoire de Joe Biden

Alors que l’accusation de fraude est martelée par le président sortant depuis la fin du scrutin, elle est beaucoup plus rarement reprise dans les procédures en cours.

Donald Trump a failli reconnaître involontairement sa défaite, vendredi 13 novembre. Le président des Etats-Unis s’exprimait dans la roseraie de la Maison Blanche pour se féliciter des progrès accomplis sur l’avancée d’un vaccin contre le Covid-19. Obligé d’évoquer la flambée des contaminations dans son pays, il a assuré que « cette administration ne décidera pas de confinement »« Espérons que la la », a-t-il commencé avant de se reprendre juste avant d’évoquer une nouvelle équipe dirigée par Joe Biden. « Quoi qu’il arrive à l’avenir, qui sait quelle administration ce sera. Je suppose que le temps nous le dira », a ajouté le président.

Cette hésitation, puis son brusque retour dans le bureau Ovale sans répondre à la moindre question après les panégyriques de son secrétaire à la santé, Alex Azar, puis du vice-président, Mike Pence, a souligné combien il est consumé par le résultat de la présidentielle, près d’une semaine après l’annonce de la victoire du démocrate, le 7 novembre.

Car le président a continué d’affirmer, vendredi, que l’élection n’est toujours pas jouée. A deux reprises, il a assuré sur son compte Twitter que le scrutin du 3 novembre a été « truqué ». Et il a confié que « ça fait chaud au cœur de voir tout cet énorme soutien, surtout ces rassemblements spontanés qui fleurissent à travers le pays, dont un grand samedi à [Washington] D.C. ». « Je pourrais même essayer de passer dire bonjour », a-t-il ajouté manifestement pour doper la mobilisation, alors que ces « rassemblements spontanés » sont restés pour l’instant très marginaux.

Une accusation de fraude que rien ne vient étayer

Le président des Etats-Unis ayant assuré avant l’élection qu’il ne pourrait pas perdre à la loyale, il est contraint aujourd’hui de défendre une thèse que rien, ou presque, ne vient étayer. Alors que l’accusation de fraude est martelée par Donald Trump depuis la fin du scrutin, elle est beaucoup plus rarement reprise dans les procédures en cours.

Jeudi, l’un de ses avocats, Kory Langhofer, a ainsi défendu une plainte dans l’Arizona, en assurant : « Nous n’alléguons pas que quiconque ait volé l’élection. » Lorsqu’un juge a demandé deux jours plus tôt, en Pennsylvanie, à un avocat représentant M. Trump s’il mettait en cause une « fraude » à propos de quelques centaines de bulletins contestés, ce dernier a répondu par la négative. « A ma connaissance, à l’heure actuelle, non », a déclaré Jonathan Goldstein.

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