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Au Proche-Orient, la poursuite du désengagement américain

Donald Trump a amplifié la stratégie de « l’empreinte plus légère » impulsée par son prédécesseur, Barack Obama. Une victoire de Joe Biden apporterait des réajustements, mais pas une rupture de fond.

En matière de diplomatie proche-orientale, le président américain, Donald Trump, a débuté son mandat avec des accents rappelant George W. Bush. A Riyad, en mai 2017, il s’érige en défenseur du « bien contre le mal », un camp incarné selon lui par l’organisation Etat islamique et l’Iran. Empreinte d’un manichéisme quasi biblique, la harangue réveille les mânes de l’« axe du Mal », dénoncé en son temps par l’ex-gouverneur du Texas. Une formule qui servit de prétexte à l’invasion de l’Irak en 2003, le paroxysme de l’engagement américain au Proche-Orient.

Mais, très vite, la politique de Donald Trump dans la région a pris la direction inverse. Iran excepté, elle s’est mise à ressembler à celle de son prédécesseur immédiat, celui dont il a tant fait pourtant pour se distinguer, Barack Obama. Sans le théoriser, à sa manière instinctive et impulsive, l’homme de la Maison Blanche a amplifié la stratégie du lighter footprint (empreinte plus légère) et du lead from behind (diriger par l’arrière), impulsée par l’ex-chef d’Etat. En témoigne l’une de ses dernières initiatives, la menace de fermeture de la forteresse de béton qui tient lieu d’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Une mesure qui parachèverait le retrait américain de l’Irak, lancé dix ans plus tôt, sous la présidence démocrate.

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