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Algérie : Démission de Bouteflika  » le peuple ne veulent pas d’une succession organisée « 

Le directeur du Centre d’études et de recherche du monde arabe et méditerranéen a réagi sur franceinfo à l’annonce de la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Alors que la présidence algérienne a annoncé lundi 1er avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika d’ici le 28 avril, « les Algériens ne veulent pas d’une succession organisée mais plutôt d’une transition négociée », a analysé mardi sur franceinfo le politologue Hasni Abidi.

Après l’annonce de la démission de Bouteflika d’ici le 28 avril, certains Algériens sont toujours dubitatifs. Ont-ils raison ? Ils ont raison car ils sont habitués à un régime politique qui n’a jamais été clair dans la marche à suivre et qui à chaque fois, en cherchant à gagner du temps, essaie de trouver une sortie pour éviter l’humiliation collective tout en pesant lourdement sur le processus qui s’enclenche, celui de la transition politique. Les Algériens ne veulent pas d’une succession organisée mais plutôt d’une transition négociée.

Abdelaziz Bouteflika va-t-il tout faire pour placer ses hommes de confiance et maintenir le système en place ? Il y a une grande incertitude qui pèse sur ce processus de transition. Il faut rappeler que le début d’une transition n’est pas la fin du problème, et que la transition va poser toutes les difficultés et tous les défis de la sortie d’un régime autoritaire. 

Non. C’est un scénario qui hante tous les Algériens. L’engagement politique des Algériens depuis 40 jours est tout à fait différent de celui de l’Egypte : ils ont lu et relu les scénarios qui se sont passés dans les pays voisins, et aussi en Egypte. L’autre élément, c’est que l’armée algérienne a déjà par le passé exercé le pouvoir et n’en garde pas un très bon souvenir. Ce qui est important pour l’armée c’est plutôt d’être un acteur de la transition, parce que la transition a besoin d’une locomotive.

L’opposition émerge seulement dans des échéances électorales transparentes et indépendantes. Malheureusement, le système du président Bouteflika a tout fait pour durant 20 ans verrouiller le champ politique et médiatique. Aucun parti politique n’a réussi à émerger. C’est pourquoi il est très difficile aujourd’hui et injuste de dire que l’opposition est faible.

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